Le blog de Mc o
Je sors ma cabine téléphonique (mal)déguisé en téléphone portable, et j'appelle un révolutionnaire dans la manif, dont je peux comprendre , entre deux appels à la révolution-fatwa nationale, qu'ils se trouvent en direction du Pont Neuf. Bon, j'ai le choix entre partir à gauche, à droite, devant, derrière, en dessous (par le métro), ou par dessus , mais malheureusement le nuage de Tchernobyl qui c'est arrêté à la frontière (car sans papiers) n'as pas pu m'équiper d 'ailes. Je demande donc à un gens qui promène sa baguette de pain , ou se trouve ce bâtiment.
Ils me répond dans un baragouinage incompréhensible en me montrant vaguement une rue. J'ai aussi confiance en lui que dans mon prof de math quand celui m'assure que me contrôle surprise de math (celui avec pleins de signe bizarre écrit en plutonien) se passera bien.
D'un autre coté , la baguette de pain c'est ce qui rend les français si fort et costaud (enfin bon, sa , c'est mon boulanger qui le dit), et je préfère ne pas le contredire, surtout que ces moustaches me font peur. Donc , j'y vais , mais arrivé en plein milieux d'un carrefour, paf , je me retrouve encore plus pommé que le petit chaperon rouge cherchant une aiguille dans une botte de foins envahi de pierre qui roule pendant que les caravanes passent.
Et la, miracle, une veille, encore, à croire que ça se reproduit ces petites bêtes la! J'arbore mon plus beau sourire, dent blancheur sperme et zieux en petit coeur, et je demande à la candidate a Halzeimer (enfin, je me souviens plus comment sa s'écrit), dans un français académique que je parle couramment ouch'que'j'dois aller maintenant? Je sais pas si vous êtes en age de sucrer les fraises, mais si ce n'est pas le cas, vous aurez déjà remarqué, quand vous lancez un bonjour jovial a nos « senor » (comme on dit respectueusement chez les fossoyeurs), ceux ci protègent instinctivement leur sac de provision rempli de bouffe pour chat et donc on peur lire dans les yeux « c'est a mon sac que t'en veux toi , hein p'tit con? ».
J'ai donc eu la chance d'avoir devant moi un magnifique spécimen de ce cliché, j'ai paniqué ma race quand je l'ai vue plonger la mains dans le sac , sans savoir si elle allait sortit un chèque pour que je l'épargne , ou un sprays-anti-agression-et-anti-jeune-et-anti-tout. Non il s'agissait simplement d'une carte tellement usé que je doute que l'imprimerie existait à l'époque de sa création, la P.A (Personne âgée , comme le disent les G.O [Gentils-Organisateurs] dans leur B.A quotidienne qui sont leur B-à-Ba), me grince donc que la je dois plutôt affréter ma calèche vers le stade.
Ne croyez jamais les médecins qui vous disent que l'entraînement régulier entraîne le corps ! Dans mon cas , plus je fait (de rare) effort physique et plus je suis crevé!A force de me traîner d'un coin a l'autre de la ville, il a fallu que je courre pour aller plus vite, et donc réapprendre le principe de mettre en rythme un pied après l'autre sans me mélanger, au bout de quelques minutes j'ai réussi ma synchro sous le regard étonné de passants voyant un bonhomme rouge haletant et toussant tripes et boyaux tout en regardant ces chaussures.
Arrivé à l'endroit ou des inconnus s''étaient acharnés à me perdre , je vis les C.R.Sencore plus paumé que moi continuer à faire des tours dans la ville à la recherche de la manif fantomme. Ca a du les décevoir les shtroumpfs à matraque, il vont se trouver bien penaud ce soir , devant le grand shtroumpfs-« j'ais vos bulletins de paie » quand ils devront lui expliquer que les quelques dizaines de milliers de manifestants ont joués à cache-cache dans le centre ville.
Je décide d'avertir un manifestant en lui téléphonant que les C-R-S les cherchent dans la ville avec la grosse Bertha dans la soute à bagage. Sans discrétion,je me met bien au milieu de la foule de badeaux arrêtés pour regarder les camionnettes passer (c'est une distraction comme une autre), et me prépare à me donner de la contenance en faisant bien écouter ma conversation téléphonique à tous les passants, pour leur montrer à quel point je suis un dangereux révolutionnaire extrémiste déviant terroriste communiste et plein d'autre mots en iste .Je suis coupé dans mon élan par cette saloperie de support de l'impérialisme capitalise bourgeois de téléphone de merde (qui en plus de ça , se paie le luxe de cumuler tout un tas d'adjectif).Plus de batterie m'annonce t'il dans un dramatique sifflement d'agonie.
Pour résumer , me voilà perdu au beau milieu de nulle part , avec un portable qui a décidé de faire la grève lui aussi, et des passants prêt à morde si je leur demande un renseignement. La fatigue de la longue course a pieds de 100 mètres au moins et les larmes me montant au yeux je m'accroupis sur le sol pour évacuer mon stress en imitant le Bio de Danone. Je suis une pierre , je ne bouge plus , j'écoute le crissement des pneus sur le trottoir, les mouches qui copulent le chien qui pisse , les pas des passants, leurs paroles.
-Maman , est-ce que je peux donner une pièce au clochard qui pue et qui et mal habillé?
-Fais attention , ne t'approche pas ,il a l'air méchant.
Bon , alors d'abord, j'y peux rien si un chien a décidé de me prendre pour un pneu en me chiant devant, et après, ils peuvent pas comprendre, que nous autre, révolutionnaires, on a une attitude vestimentaire différente du groupe de mouton de la société et qu'en plus, j'ai pas trouvé l'autre chaussette rouge ce matin et qu'il me restait plus qu'une verte. Aprés avoir beaucoup réfléchi sur les propos philosophiques qui sortaient de la bouche de la petite fille, et en me basant sur l'adage selon lequel la vérité sort de la bouche des enfants et sur le cours de l'exportation de thon à la mayonnaise du Zimbabwe, je décide de me remotiver pour au moins rentrer chez moi ,et tant pis pour la horde de bestiaux hurlant auquel je souhaitais faire parti .
En rentrant dans le bus , et en comptabilisant le nombre de fois dont j'ai emprunté la ligne dans la journée, le spirituel chauffeur de car me suggéra d'acheter la compagnie locale pour faire des économies de transport. Je lui répond aimablement d'aller se faire foutre , parce que je suis un rebelle, mais seulement en pensées , parce que je ne suis moins rebelle entre les repas. Au fur et à mesure du trajet du car, une rumeur s'amplifie dans la rue bardée d'affichette fraîchement collées n'importe ou, jusqu'au clodo transformé en momie exprès. Arrivé à un croisement, le car pile net pour ne pas casser la jambe d'un des milliers de lycéen manifestant à ce qui a été mon point d'arriver de la journée. Prenant mon air soulagé pour de l'admiration a son égard, le pilote lâche une ultime vanne:
-Bahh, de tout façon, une jambe de perdu, dix de retrouvées!
(Jamais 2 cent 3 commet dirais peugeot) ( si cela n'est pas un jeu de mot, remplacer par jamais deux sans trois )